Le 17 février 2009, par Pierre Jacquet,
Comme le note le tout dernier Geneva Paper, la crise bancaire dont nous vivons les derniers soubresauts n’est pas la première, mais probablement au moins la 100e, ce qui, en soi, suggère immédiatement que s’en prendre aux banques ne revient qu’à effleurer la partie émergée de l’iceberg : d’une part parce que des forces nécessairement plus profondes et plus systémiques sont à l’œuvre que le comportement imprudent ou parfois fraudeur d’institutions financières ; d’autre part parce que la récurrence des crises financières et bancaires renvoie aux pouvoirs publics une certaine responsabilité dans l’incapacité de mettre en place des structures de régulation mieux adaptées.
Les travaux pionniers de Clement Juglar, physicien de son état devenu tardivement économiste, montrent que les problématiques que révèle à nouveau la crise actuelle étaient très largement à l’œuvre au 19e siècle.